Fb.
Image Alt

Journée mondiale contre l’endométrioseune contribution.

Journée mondiale contre l’endométrioseune contribution.

L’endométriose est une affection gynécologique. Elle perturbe le bien-être physique mais elle peut, de plus, avoir des conséquences psychologiques et peser sérieusement sur la relation avec les autres. On estime que 10 à 15% des femmes en âge de procréer sont atteintes de cette maladie, à des degrés très divers.

La Journée mondiale contre l’endométriose le 28 mars est l’occasion de faire connaître cette maladie encore taboue. Il y’a tellement de défis auxquels la femme est confronté et il est temps de se lever, ensemble, main dans la main et ensemble venir à bout de ces combats.

Mais qu’est-ce que c’est ?

L’endométriose est une maladie inflammatoire complexe qui peut récidiver dans certains cas et générer des douleurs chroniques et invalidantes. Elle touche au moins une personne menstruée sur dix. Elle se caractérise la plupart du temps par des douleurs très intenses lors des périodes menstruelles et peut être parfois cause d’infertilité. Malgré un très grand nombre de cas, cette maladie est encore trop peu connue et diagnostiquée tardivement, avec un retard de 7ans en moyenne.

L’endométriose, maladie longtemps ignorée, parfois très difficile à vivre au quotidien, se définit comme la présence en dehors de la cavité utérine de tissu semblable à la muqueuse utérine* qui subira, lors de chacun des cycles menstruels ultérieurs, l’influence des modifications hormonales.
Si la physiopathologie de l’endométriose n’est pas univoque et fait intervenir de nombreuses hypothèses (métaplasie, induction, métastatique, immunologique, génétique, épigénétique et environnementale, cellules souches…), il est impossible de comprendre cette maladie sans prendre en compte la théorie de la régurgitation dite « théorie de l’implantation ». Lors de la menstruation, sous l’effet des contractions utérines, une partie du sang est régurgité dans les trompes pour arriver dans la cavité abdomino-pelvienne. Cette théorie expliquerait la majorité des atteintes d’endométriose.

Ce sang contient des cellules endométriales, des fragments de muqueuse utérine, qui, au lieu d’être détruits par le système immunitaire, vont s’implanter puis, sous l’effet des stimulations hormonales ultérieures, proliférer sur les organes de voisinage (péritoine, ovaire, trompe, intestin, vessie, uretère, diaphragme…).

L’endométriose est ainsi responsable de douleurs pelviennes invalidantes et aussi, dans certains cas, d’infertilité. Ces symptômes ont un impact majeur sur la qualité de vie des personnes atteintes avec un retentissement important sur leur vie personnelle et conjugale mais également professionnelle et sociale

Extrait de l’introduction du Professeur Charles Chapron dans Les idées reçues sur l’endométriose – Février 2020 – Editions le Cavalier bleu.

Une journée devenue semaine
La journée d’origine est devenue “La semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose” et elle est portée par l’association EndoFrance. En 2022, elle démarre le 7 mars pour se terminer le 13 et est marquée par de nombreux événements.

L’Endomarch, marche mondiale pour l’endométriose

Venez marcher contre cette maladie, vous participerez ainsi à un événement célébré dans de nombreux pays et plus connu sous le nom de “million woman march for endometriosis”. La date choisie est en principe le dernier samedi de mars. En 2022, elle a donc lieu le samedi 28 mars. Le site de l’association ENDOMARCH, Marche Mondiale pour l’Endométriose vous en dira bien plus sur le sujet.

Unies on est plus fortes et on peut relever tous les défis.

G. Makaya

Post a Comment

You don't have permission to register