
Lutte contre les violence féminines
Les actes de violence à l’encontre des femmes sont réprimés de plus en plus sévèrement à travers le monde. Ils donnent lieu à de fortes mobilisations, facilitées par les réseaux sociaux. La parole des femmes se libère peu à peu. Au-delà de la répression des violences, la politique de prévention passe par une action contre les stéréotypes sur les femmes.
Violences faites aux femmes : de quoi s’agit-il ?
Les violences subies par les femmes constituent l’une des violations des droits humains les plus répandues dans le monde.
L’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) a adopté en 1993 la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes(nouvelle fenêtre). Elle définit la violence à l’égard des femmes comme tous les “actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée” (article 1er).
Ces violences peuvent prendre des formes très diverses :
violences domestiques (coups, violences psychologiques, viol conjugal, féminicide) ;
harcèlement ou agression sexuelle (viol, avances sexuelles non désirées, harcèlement dans la rue, cyber-harcèlement) ;
mariage précoce et forcé ;
mutilation génitale féminine ;
trafic d’êtres humains (esclavage, exploitation sexuelle).
Ces violences constituent la manifestation la plus aiguë de l’inégalité homme-femme. La déclaration des Nations unies les lie explicitement à la domination des hommes et à la subordination des femmes.
Une prise de conscience récente
Le gouvernement gabonais a décidé de s’engager activement dans ce combat et pour se faire de nouvelles lois ont été voté et en particulier celle ci:
Loi n°006/2021 portant élimination des violences faites aux femmes: il s’agit d’une loi spécifique qui vise les violences au sens large (violences physiques, sexuelles, psychologiques, dans le milieu familial, économiques et patrimoniales).
Les recommandations majeures
– Adopter une loi spécifique relative aux violences faites aux femmes dans laquelle la spoliation des veuves serait assimilée à une violence économique et assortie de sactions pénales et de mesures de protection.
– Améliorer la prise en charge juridique des victimes en facilitant la procédure d’accueil
dans les commissariats et en mettant en place des cliniques juridiques pour les accompagner dans le dépôt de la plainte.
– Créer un refuge pour les mères victimes de violences et leurs enfants qui leur offrirait une solution d’hébergement d’urgence, les orienterait vers les structures adéquates pour engager des démarches judiciaires et les accompagnerait vers l’indépendance économique.
Les femmes sont essentielles pour le développement durable. ‘La Femme”, c’est la mémoire vive de l’Humanité. Kheira Chakor et il est important que l’on y prête sérieusement attention et que l’on rétablisse les choses.
G.Makaya